Blockchain et cryptomonnaie: c’est quoi ?

Dimanche, tout le monde en parle recevait Michel Nadeau, Élisabeth Préfontaine et Jonathan Hamel pour mettre un peu d’éclairage sur le mystérieux monde de la cryptomonnaie et du blockchain. Le trio étrangement assorti a touché à plein d’aspects, sans avoir l’occasion d’aborder le b.-a.-ba. Au final, le segment a probablement généré plus de confusion que d’illumination… et une occasion parfaite pour publier un premier billet que je prépare depuis longtemps. Un genre d’introduction volontairement superficielle.

C’est quoi, le blockchain ?

L’essence du blockchain est de permettre la décentralisation d’un registre de transactions tout en assurant l’intégrité des données. Une transaction, ça peut être mille choses : un vote, l’arrivée d’un produit à un point de contrôle, un sinistre d’assurance ou un échange entre deux individus, par exemple. La décentralisation d’un registre de transactions, ça fait en sorte que personne n’est propriétaire des données : tous les acteurs du réseau en sont propriétaires, ensemble. Chacun de ces registres est un blockchain ou, en français, une chaîne de blocs.

Pour imager un blockchain, on peut penser à une grande chaîne dans laquelle chaque maillon représenterait un amas de quelques transactions. Chaque maillon de la chaîne, un bloc, contient évidemment l’information sur ses transactions, mais aussi la signature du bloc précédent, « le hash ». Cette signature est liée au contenu : si le contenu change, alors la signature n’est plus valide et l’irrégularité devient flagrante.

Un exemple du principe de signature : imaginons qu’à un vote, chaque bulletin déposé dans l’urne contenait une version encodée du bulletin précédent, qui contiendrait aussi une version encodée du précédent : on pourrait retracer la chaîne et ainsi s’assurer qu’aucun des bulletins déposés n’aurait été altéré entre son dépôt et sa comptabilisation, et que tous les billets déposés auraient été dépouillés.

Cette notion de signature est d’une importance primordiale : c’est elle qui assure l’intégrité des informations décentralisées. Comment ? Dans un registre centralisé, par exemple dans une banque ou dans un registre de sinistres d’assurances, le propriétaire des données peut supprimer ou modifier un enregistrement. Dans un blockchain, grâce au mécanisme de signature, si un bloc devait être modifié, tous les blocs suivants devraient aussi être modifiés. Ce n’est pas une tâche impossible; mais pour y parvenir, l’initiateur de la modification devrait obtenir l’approbation des membres du réseau. Ces membres, qui exploitent les données, chercheront à y trouver leur compte… et donc le réseau cherchera en tout temps à assurer la validité des données. Chaque blockchain dispose de règles qui lui sont propres pour encadrer les différentes opérations.

Un autre exemple, plus concret : des assureurs pourraient mettre en place un blockchain de registre de sinistres qui contiendrait plusieurs blocs qui contiendraient quelques sinistres chacun. Chaque sinistre serait représenté sous forme de transaction. Chacune des transactions serait détaillée avec les coordonnées des parties impliquées, le détail des règlements, etc. Ce blockchain serait une initiative conjointe d’assureurs : il n’existerait pas d’autorité centrale qui soit propriétaire de l’information, contrairement au modèle actuellement en place. Une fois un sinistre enregistré au registre, toute modification devrait être soumise à un mécanisme d’approbation par les assureurs, assurant ainsi la fiabilité des données.

C’est quoi, une cryptomonnaie ?

Le Bitcoin est la plus connue parmi un panier de près de 1600 cryptomonnaies. Mais c’est quoi, exactement, une cryptomonnaie ?

Une cryptomonnaie, c’est une commodité. Il y a un marché pour chacune, et les propriétaires s’échangent leurs titres contre des contreparties, par exemple des dollars canadiens ou encore d’autres cryptomonnaies. Les transactions sont répertoriées dans un blockchain spécifique à chaque cryptomonnaie. La mécanique du blockchain permet d’assurer l’intégrité des registres d’échanges.

Certains utiliseront la cryptomonnaie comme objet de spéculation, tandis que d’autres s’en serviront comme un moyen d’échange : pour acheter une pizza ou une maison. La grande volatilité effraie certains investisseurs et en attire d’autres.

La plupart des cryptomonnaies visent à permettre un pseudo anonymat : toutes les transactions sont liées à une adresse dans le blockchain, mais cette adresse ne peut pas, en théorie, être liée à son propriétaire. Ceci dit, la plupart des transactions sont réalisées par l’intermédiaire d’échanges, qui mettent en relation des acheteurs et des vendeurs, et qui sont souvent dans l’obligation légale de vérifier l’identité de leurs clients : ils peuvent donc lier une adresse à son propriétaire.

C’est anonyme, donc c’est au-dessus des lois ?

Non.

Les échanges sont des entreprises établies qui sont assujetties aux lois.

Les différentes transactions sont sujettes aux taxes et impôts, notamment à titre de revenus d’entreprise et de gains/pertes en capital. Ici, les investisseurs, même ceux du dimanche, sont tenus de maintenir un registre de chacune de leurs transactions, incluant la juste valeur marchande dans la monnaie locale de la contrepartie offerte ou reçue : chaque transaction entraîne une conséquence fiscale… et les autorités n’acceptent toujours pas les cryptomonnaies comme paiement : on doit s’assurer de disposer de liquidités suffisantes pour acquitter sa facture en fin d’année, même advenant un crash

Ils font quoi, les mineurs ?

La plupart des cryptomonnaies utilisent un système de validation “Proof of Work” : avant que les transactions d’un bloc soient intégrées au grand livre d’une cryptomonnaie, ce bloc doit être validé par la résolution d’une opération mathématique complexe. Le mining, c’est l’activité qui vise à valider chacun des blocs, les maillons de la chaîne.

Lorsqu’un nouveau bloc est prêt, tous les mineurs se mettent à tenter de le valider : le premier qui réussira obtiendra une récompense, en cryptomonnaie, qui vise à l’inciter à continuer de fournir un effort en matériel et en énergie.

Chacune des opérations est très complexe et les mineurs se pressent pour réussir en premier : plus une « ferme de mining » disposera de capacité de calcul, plus elle réussira d’opérations. La capacité de calcul, on l’acquiert en ayant plus de matériel, plus puissant. Il faut donc non seulement acquérir du matériel très coûteux, mais aussi l’entretenir et l’exploiter. L’exploitation consomme beaucoup d’électricité et génère beaucoup de chaleur. Combien d’électricité ? Nature rapportait il y a quelques semaines que le mining de Bitcoin et d’Ethereum, qui représentent 88% du marché de la cryptomonnaie, utilisait 47 térawatts-heures annuellement. À titre de comparaison, les 11 millions de Grecs en utilisent 57.

Avec sa production hydroélectrique peu coûteuse et relativement propre ainsi que son climat, le Québec se démarque comme une terre d’accueil particulièrement intéressante pour le mining. Certains se questionnent toutefois sur l’apport de ces entreprises à la collectivité. La MRC Brome-Missisquoi, chez qui la grande consommation électrique d’une ferme pourrait bien limiter le développement industriel, s’intéresse à la question : à première vue, les fermes semblent générer des externalités négatives importantes, mais offrir des retombées limitées. À Sherbrooke, une solution intéressante a été mise en place. BitFarms y utilise l’équivalent de la consommation de 8000 résidences et la Ville de Sherbrooke anticipe des revenus annuels de 40 millions $. Hydro Sherbrooke semble toutefois avoir trouvé un modèle qui lui permette de servir l’entreprise sans restreindre sa capacité à servir le reste de sa clientèle : l’entente entre HS et BitFarms prévoirait que l’entreprise puisse réduire la charge offerte à la ferme de jusqu’à 95%, pendant un maximum de 400 heures par année; c’est un peu comme si la ferme utilisait les restants qu’Hydro doit produire de toute façon pour accommoder les pointes.

D’autres facteurs minent l’acceptabilité sociale de l’activité : notamment, les externalités négatives liées à la production d’électricité, à la climatisation ou encore à l’élimination du matériel rapidement désuet.

Pour répondre à ces préoccupations, certains projets migrent vers une validation “Proof of Stake”, qui distribue la création de blocs de façon aléatoire jumelée à différents facteurs visant à mesurer l’engagement d’un utilisateur envers la monnaie. L’élimination du défi mathématique réduit grandement la consommation énergétique, rendant du même coup la cryptomonnaie plus propre. Cette validation s’attire toutefois une critique importante : elle incite à conserver la monnaie, et par conséquent favorise les gros joueurs. Un paradoxe intéressant, alors que la plupart des acteurs de la cryptomonnaie visent à s’affranchir des banques et des autorités centrales.

Alors, on sort nos bas de laine et on se met riche avec la crypto ?

Ça dépend.

Les cryptomonnaies proposent des opportunités intéressantes, mais pas pour tout le monde : pour développer une compréhension du marché, un investisseur devra investir beaucoup de temps, et accepter un niveau de risque qui ne convient certainement pas à tous. Les marchés sont mondiaux et interreliés, les gros joueurs y sont nombreux et la législation inexistante ne limite pas les coups bas. On dispose pour l’instant d’une compréhension limitée des marchés de cryptomonnaies et donc d’un accès très limité à des analyses de qualité.

Dans tous les cas, comme toujours, l’investisseur doit se tenir loin des recettes miracles et des promesses molles… Gardez en tête que les bons rendements se tiennent loin du confort.

Alors, on transforme notre industrie avec le blockchain ?

Ça dépend. Si vous partagez, générez et/ou utilisez des données, peut-être !

Mon grain de sel : dans la révolution du blockchain, la technologie est un outil. La valeur vient de la transformation des modèles d’affaires. Et cette transformation des modèles d’affaires, elle est coûteuse, longue et ardue.

Let’s Not Kill Performance Reviews Yet

As researchers pointed out in a recent debate in Industrial and Organizational Psychology, “Performance is always rated in some manner.” If you don’t have formal evaluations, the ratings will be hidden in a black box.

We decided to hang on to them for three reasons: fairness, transparency, and development.

Every organization has people who are unhappy with their bonuses or disappointed that they weren’t promoted. But research has long shown that when the process is fair, employees are more willing to accept undesirable outcomes. A fair process exists when evaluators are credible and motivated to get it right, and employees have a voice.

Many companies that are abandoning performance evaluations are moving to real-time feedback systems. That is an excellent way to help people repeat their successes and learn from their failures. But it doesn’t help them —or the organization— gauge how they’re doing overall.

Performance evaluations allow for an overall assessment that helps people prioritize. Employees learn what their key strengths are and where they should focus their development efforts. Evaluations also serve as a forcing function to make sure that tough feedback is delivered rather than swept under the rug.

The solution here is not to throw out performance ratings but to build a culture that recognizes and rewards growth. At Facebook we don’t believe in A, B, or C players —we’re assessing a period of time, not a person. Even David Bowie released a bad album once in a while. In fact, new evidence from a large retail company reveals that performance evaluations are surprisingly variable: People have just a 33% chance of getting the same rating from one year to the next. At Facebook we’ve found that people who receive assessments in the bottom 10% have a 36% chance of making it into the top half within a year.

Let’s Not Kill Performance Reviews Yet

Mon top de 2014

Deux mille quinze est à nos portes — j’en profite pour faire un genre de rétrospective parmi les moins exhaustives, non pas sous la forme de rétrospective, mais plutôt de liste. Donc pas de rétrospective. Une liste. J’aime ça, les listes. Sans plus attendre:

La meilleure nouvelle de 2014: je serai papa au début 2015. Nom de code: #princesse.

La série télé la plus captivante de 2014: Sherlock. Les épisodes sont un tantinet plus long (1h30) que ma capacité de concentration sans gosser sur mon téléphone, mais c’est bin bin bon.

La lecture qui m’a le plus intéressé en 2014: Attention: papa droit devant! de Patrick Denoncourt. Parce que c’est le seul que j’ai trouvé qui s’adresse aux pères, avec leurs préoccupations de pères — les miennes, en tout cas: quelle poussette acheter, comment ça marche un accouchementcombien de couches par jour ou encore quoi faire quand ça pleure. Un genre de guide pratique sans trop de flaflas ni d’émotion… ce que je reproche tant à tous les autres ouvrages du rayon.

La lecture que j’aurais le plus voulu terminer en 2014: HBR’s 10 Must Reads on Managing Yourself. Partie remise. Pour l’instant, mon article préféré est Overloaded Circuits: Why Smart People Underperform. Parce que c’est vrai que le rythme de nos affaires peut nous mener à moins performer.

Le podcast qui m’a le plus accroché en 2014: Serial. Pour les amateurs des vendredis à Canal D et d’Investigation Discovery. Baltimore, 1999, Hae, une étudiante de 17 ans, est retrouvée morte. Adnan, son ex, est inculpé, mais clame son innocence. Tout est un peu flou, pas clean clean. Récit d’une enquête journalistique en 12 épisodes, 15 ans plus tard.

L’album de Noël que j’ai préféré en 2014: The Nutcracker. Un classique.

Le jeu que j’ai préféré en 2014: 2048. L’essayer, c’est l’adopter.

Le restaurant que j’ai préféré en 2014: Espace MC Chef. J’ai jamais mangé un aussi bon plat de pâtes de toute ma vie. Sans joke. Je ca-po-te.

La place où j’étais content de retourner en 2014: Cornerstone, la meilleure pizzéria du monde d’Ogunquit ME. J’aime bin Ogunquit — la fille du front-desk à l’hôtel nous reconnaît (Hi, Kate!). Ogunquit, c’est les vacances. Ah, pis je l’ai demandée en mariage la dernière fois. (À Ogunquit, mais pas à la pizzéria (Pas Kate, Copine. (Elle a dit oui.)))

La recette que j’ai le plus aimée en 2014: Macaroni dernier cri aux trois fromages d’ici. Et c’est pas parce que c’est les Fromages d’ici, juste parce que c’est bin bin bon. Mais pas trop souvent. Parfait pour un vendredi soir où y’a fallu déneiger l’auto, avec ça.

L’outil de productivité que j’ai préféré 2014: les listes, encore plus qu’en 2013. J’utilise maintenant Things efficacement et assidument. Pas juste pour faire des listes parce que tout le monde sait qu’il faut faire des listes: je pense vraiment maîtriser (et je pèse mon mot) la checklist efficace. Quatre ans plus tard, remerciements au CFD pour la recommandation du Checklist Manifesto.

L’affaire d’Internet avec laquelle j’ai le plus joué avec en 2014: Firebase. Pas de back-end et du real-time, deux affaires excitantes. Je trouve.

La façon dont j’ai consommé les biens matériels en 2014: j’ai pris conscience d’un (léger) problème de surconsommation (qu’on a tous). J’ai streamliné pas mal mes possessions (t’as combien d’imprimantes pis de parapluies, toi?), et ça fait du bien. Consommer moins de jetable; acheter durable et quand c’est nécessaire. Et ça facilite une chose dont je suis fier sous notre toit: une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place. (Oui, «on dirait que personne habite-là.»)

La chose que j’aurais aimé comprendre avant 2014: avoir des habitudes de vie plus saines, ça fait du bien, pis c’est pas compliqué, ni contraignant.

Attaboy, 2015.

Langage corporel, tolérance au risque, testostérone et cortisol

We decided to bring people into the lab and run a little experiment, and these people adopted, for two minutes, either high-power poses or low-power poses … They come in, they spit into a vial, we for two minutes say, “You need to do this or this.” … We want them to be feeling power, right? So two minutes they do this. We then ask them, “How powerful do you feel?” on a series of items, and then we give them an opportunity to gamble, and then we take another saliva sample. That’s it. That’s the whole experiment.

So this is what we find. Risk tolerance, which is the gambling, what we find is that when you’re in the high-power pose condition, 86 percent of you will gamble. When you’re in the low-power pose condition, only 60 percent, and that’s a pretty whopping significant difference.

Here’s what we find on testosterone. From their baseline when they come in, high-power people experience about a 20-percent increase, and low-power people experience about a 10-percent decrease. So again, two minutes, and you get these changes.

Here’s what you get on cortisol. High-power people experience about a 25-percent decrease, and the low-power people experience about a 15-percent increase.

So two minutes lead to these hormonal changes that configure your brain to basically be either assertive, confident and comfortable, or really stress-reactive, and, you know, feeling sort of shut down.

La nouvelle génération au travail: attentes et besoins.

Le Millennial Compass s’est penché sur ce qui compte pour les travailleurs de 30 ans et moins partout au monde. Essentiellement:

  • They’re ambitious and not necessarily loyal to an organization. They want to move on, up and out quickly.
  • They want managers who respect and trust them, provide coaching and mentoring and are trusting and trustworthy.
  • They need lots of support and positive feedback.
  • They look to a manager who is a friend or a peer. They seek bosses who share their knowledge and experience, and they respect experience over job titles or positions.
  • They don’t believe they need a good boss in order to be successful.
  • They admire managers with higher levels of social self-awareness, self- confidence, cultural alignment to the organization and feedback-giving compared to their own personal capabilities.
  • Work-life balance is important to them, and they believe they have a strong work ethic.
  • Millennials in BRIC (Brazil, Russia, India and China) countries see international assignments and experience as far more important than Millennials in the Western world.

Le plus important, à mes yeux: le besoin de feedback. Olivier Fleurot, CEO chez MSLGROUP, un partenaire de l’étude, rappelle que le feedback, ça se donne (et reçoit!) pas seulement à l’évaluation annuelle:

Make no mistake though – if you think you can address these important points through the traditional annual performance review or appraisal, you’re very wrong. As the rhythm of business has speeded up dramatically thanks to real-time communications – and Millennials’ horizons, and expectations, have expanded dramatically compared to previous generations – so has the notion of a single, once-a-year performance review grown outdated. Gen Y workers are a feedback-hungry group that expects regular opportunities to provide and receive feedback. Our study in fact shows that no matter where in the world a Millennial worker is employed, the willingness of their manager to deliver steady feedback on their employees’ performance is one of the key traits they consider makes an ‘ideal manager’.

Traductions pour Twenty Fourteen en français

Aujourd’hui, c’est la fois où je recommence à bloguer. Ça m’arrive de temps en temps.

J’en ai profité pour chercher et installer un nouveau thème. Et finalement, le thème par défaut de la nouvelle version de WordPress, Twenty Fourteen, est parfait.

Presque parfait: il n’est pas encore disponible en français (de France ou d’ailleurs). La solution: le traduire.

Si ça peut aider quelqu’un, je rends disponible mes fichiers de traduction (ici: le fichier PO et le fichier MO). Reste plus qu’à les déposer dans wp-content/theme/twentyfourteen/languages et hop!

Bell Fibe, 48 heures plus tard

Depuis 2006, j’étais client de Vidéotron pour la télé et l’Internet, et de BabyTel pour le téléphone. La combinaison fonctionnait relativement bien, malgré quelques irritants:

  • Avec Internet, l’upload était lent. Vidéotron a fait des manoeuvres à chacun de mes déménagements, sans grande amélioration. Ils ont souvent blâmé le câblage coaxial trop vieux, mais ici, c’est neuf.
  • Avec la télé, la navigation dans le menu était franchement désagréable, beaucoup trop lente. Semble-t-il que Vidéotron a corrigé la situation avec le nouveau firmware de ses récepteurs, mais je ne peux pas en dire plus: mon récepteur n’était pas compatible et l’offre de Vidéotron pour la mise à niveau (200$) me semblait ridicule.
  • Avec le téléphone, la qualité de la voix laissait à désirer. Après avoir fait plusieurs tests au fil des ans avec la très aimable équipe de service à la clientèle de BabyTel, j’en suis venu à la conclusion que la qualité de ma connexion Internet était la cause. Vu mon utilisation très limitée du téléphone, la situation était loin d’être critique.

En juin, on a emménagé dans un condo neuf. C’est seulement à l’automne que j’ai remarqué que toutes nos prises de téléphone avaient été filées en Cat5e… et qu’au travers des câbles qui entrent, on a deux câbles de fibre optique. Vu la réputation de Bell, j’avais choisi de ne pas pousser plus loin mon enquête sur la fibre optique. Jusqu’à ce qu’un vendeur me présente le service: pour un prix similaire à ce que je paie avec Vidéotron, Bell m’offrait les 3 services, un guide télé hyper réactif et une connexion Internet 6,25 fois plus rapide. Il m’a aussi expliqué que chacun des câbles peut supporter jusqu’à 175 Mbps. J’étais sceptique, j’ai passé.

Continuer la lecture de « Bell Fibe, 48 heures plus tard »

A Better Way to Handle Publicly Tweeted Complaints

Brand managers and customer care leaders beware. Complaining about complaining has become “the new abnormal.”

Consider the most obvious, and pernicious, perverse incentive: publicly tweeted complaints get faster/better reaction than calls or emails to the corporate customer contact centers. Social media circumstances invite organizations to prioritize indiscreet tweets over less transparent call center interactions. The squeaky tweeter gets the grace. Customers aren’t stupid. Why plow through irritating IVR menus on your mobile, hold for seven minutes, have a frustrating conversation with a representative not empowered to resolve your issue, hold another four minutes for a supervisor and then vent all over again? If a well-chosen 140 characters provoke comparable results — and the personal satisfaction of public shaming — then that’s what will increasingly occur. How smart are customer-centric firms that effectively train complainers to disregard or disintermediate their contact centers?

A Better Way to Handle Publicly Tweeted Complaints, Harvard Business Review