Pendant trois ans, ma copine, qui habitait aux résidences de l’Université Laval, a fait affaires avec Charitel pour ses appels interurbains. Chaque mois, le fournisseur verse une commission (minime, mais tout de même) à un organisme au choix du client; elle avait choisi la Fondation de l’Université Laval.
Chaque mois, Charitel a prélevé de son compte bancaire ses trois ou quatre dollars de consommation. Tout allait bien. Jusqu’à ce qu’elle déménage.
Mi-août, elle reçoit une facture de 20$ d’interurbains. En Chine. Elle appelle pour signaler l’erreur, mais on l’invite à laisser un message. Charitel ne retourne jamais son appel. Son compte est prélevé. Elle rappelle. C’est sa faute, apparemment. Mais son compte est suspendu.
Comme elle n’a pas fait ces appels, elle fait renverser le débit; la banque lui facture 30$, mais lui rembourse le 20$. Elle a donc un solde impayé de 20$, la limite qu’elle avait fixée lorsqu’elle a signé son contrat; elle avait d’ailleurs fait un dépôt de 20$.
Ce mois-ci, bien qu’une limite de 20$ avait été imposée à son compte, on lui facture 37$, soit 20$ pour le mois passé, et 17$ pour ce mois-ci. Sans compter le 30$ que la banque lui a facturé pour renverser le débit, parce que l’employé bouché du service à la clientèle avait refusé de le faire.
Aujourd’hui, ils ont annulé les charges de 37$, mais ont refusé de rembourser les 30$ pour le renversement du débit, et le 20$ de dépôt payé il y a trois ans.
50$, plus tard, on a vu pire, c’est vrai. Mais 50$ facturé par Charitel, l’entreprise de communication qui a du coeur, pour des appels pas faits, à une étudiante, qui a bien payé pendant 36 mois, c’est fâchant. D’autant plus qu’ils n’ont pas respecté la limite qu’elle avait fixée à son compte.
Qu’est-ce que j’en tire, de tout ça?
- De la colère: on va pouvoir manger ce mois-ci, mais par principe, ça me fâche de constater, une fois de plus, que le service à la clientèle d’une entreprise de télécommunications laisse à désirer;
- De la révolte: à quoi bon supporter la fondation de l’Université Laval si c’est pour ensuite fourrer les étudiants. Qui fait une plus grosse cut? Charitel ou la Fondation? Duh.
- De la sagesse: Les quelques sous par facture donnés à la Fondation auront pas fait une différence. Aussi bien laisser tomber Charitel et faire une bien meilleure affaire avec des cartes prépayées, qu’on pourra alimenter par carte de crédit au besoin.
J’ai toujours refusé de payer mes factures par débit préautorisé, sauf s’il s’agit de montants fixes. J’ai bien fait, apparemment; l’Union est consommateurs a d’ailleurs publié une intéressante étude sur le sujet, Paiement préautorisé ou chèque en blanc?.

Un commentaire
Cher M. Rodrigue;
Je suis vraiment concerné par votre situation et je m’excuse pour ces inconvénients. Veuillez me contacter directement par courriel afin que je puisse dédommager votre copine rapidement. Je crois qu’elle semble avoir été traitée injustement par notre service à la clientèle.
Vous devez cependant me croire lorsque j’affirme que nous recevons toutes sortes de demandes de crédit, parfois farfelues, pour des appels qui ont été faits souvent à l’insu de nos clients. Voilà pourquoi nous devenons parfois septiques et méfiants.
J’ai fondé Charitel sur la base de l’honnêteté et de la transparence et j’ai à coeur la satisfaction de nos clients et des oeuvres de bienfaisances avec lesquelles nous collaborons depuis plusieurs années, dont celle de l’Université de Laval.
Veuillez une fois de plus accepter nos excuses les plus sincères et soyez assuré que nous sommes de bonne foi.
Au plaisir de vous servir.
Sincèrement;
Pierre-Paul McSween
Vice-président exécutif et co-fondateur
Un trackback
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